Xment : Deep shadow
GenreFPS/RPG
Entre Cabotaj et FarCry
Ce jeu est l’alliance improbable entre le First person shooter et le role playing game. Bien que l’on ne s’occupe pas de gérer nos points de compétences qui sont automatiquement alloues aux personnages selon ses actions. Boiling point réussit assez bien ce mélange malgré des manques qui nous font largement penser que le jeu a oublie d’être termine. Ce titre est un concentre de bonnes choses…qui ne vont pas jusqu’au bout de leur développement.
Même patche le jeu est une collection de bugs. La finition est vraiment très inégale, Les développeurs se targuent de nous offrir un environnement vaste et ouvert sans temps de chargement, Certes mais, comme en voiture le jeu ralentit toutes les dix secondes pour afficher le décor le chargement est ressenti en permanence. En fait l’optimisation n’est pas bonne et il faut 1,5 go de ram pour avoir une fluidité acceptable notamment dans les environnements urbains qui ne sont pourtant pas des modèles d’intense activité.
L’IA est à l’image du jeu. Très inégale, On a l’impression d’avoir affaire avec des pnjs complètement idiots. La bêtise des gens au volant n’est a ce stade pas une légende…mais ça on le savait déjà ! En mission impossible de jouer tactique, de dérober un objet sans attirer l’attention, rien de rien. Les personnages restent statiques à leur place qu’il fasse jour ou nuit et si l’on ferme une porte, et que l’on occie un ennemi discrètement au couteau tout le pays le sait automatiquement dans la seconde. Au final on a plutôt envie de trucider tout le monde sans état d’âme afin de mener à leur terme ces missions sibyllines. Ou alors tout recommencer et de faire les missions dans un ordre rigoureux sans se disperser ce qui met vraiment à mal l’idée même de liberté d’action. Le gameplay est mal fichu car ce concept de liberté n’est pas abouti. Les missions se superposent et se diluent dans d’interminables allers et retours sur les routes, chemins et aussi sous-bois de cette jungle. Aucun panneau indicateur aux croisements, une carte que l’on doit toujours consulter pour se repérer alors que de l’avoir en surimpression serait bien plus efficace, d’autant plus que les marqueurs sont inutilisables et les flèches de localisation souvent bloquées au point de départ. Bref on passe son temps à se perdre, à errer, à chercher son chemin. Pire encore, impossible de réactualiser une mission auprès du personnage qui vous l’a donné, il n’y a qu’une croix rouge pour localiser toutes les missions, si bien qu’arrivé sur place on ne sait même pas de quoi il s’agit, le journal ne donnant aucune précision ni sur le lieu ni sur l’objet de la mission. Parlant de cela, on ne sait parfois qu’a la fin s’il y a eu interaction entre notre personnages et eux (comme ce couple que l’on doit emmener chez le grand père de la jeune femme qui disent nous attendre dans un camion et qui restent pourtant la a ne rien faire. On ne saura qu’il y a eu interaction qu’au dénouement de la mission).
Cependant l’immersion est intense lors de combats contre les factions diverses dans la jungle, les bases ou les villages en ruine. Les ennemis se cachent, esquivent, contournent. Les affrontements demandent patience et discernement ainsi que de longs moments à ramper pour éviter les tireurs embusques. Cela est d’autant plus prenants que les armes s’enrayent et s’usent
Autre difficulté dans ce pays ou tout le monde te demande de l’argent pour le moindre service (c’est cela une société de service certainement) le fait que justement l’argent soit rare à trouver. Combien de placards ouverts pour ne trouver que des beignets et des seringues a usage médical…et qui ont une incidence sur l’accoutumance aux drogues. Drôle de pays sans trousse de soin, qui incite à se désintoxiquer à l’ananas ou à la noix de coco ! On passe alors son temps égaré entre deux missions à tenter d’éradiquer les membres de diverses factions pour leur voler leurs armes et les revendre. De même, c’est une bonne idée de permettre la détérioration des véhicules, ça oblige à la prudence mais si l’on peut changer ses pneus, pourquoi ne peut on pas remplir son réservoir avec un jerrycan d’essence, surtout que les développeurs ont pensé à nous obliger à couper le moteur pour ne pas gaspiller l’essence. Au début j’ai pensé qu’on se la faisait voler…On se retrouve donc avec des véhicule épars sur la carte parce que tombé en panne d’essence sans qu’on puisse en remettre…Autre détails, pas de fonctionnement d’essuie-vitres, absence de feux arrières de signalisation et tachymètre qui se comporte en compte-tours
Visuellement parlant le jeu perd en joliesse ce qu’il a voulu prendre en superficie. Les environnements naturels sont agréables, denses et recèlent de surprises, Le ciel est bien reproduit, le temps alterne jour et nuit, soleil, brouillard et pluie – mais celle-ci n’est pas très jolie. Les villes sont construites de façon assez intéressante avec maints passages dérobés, mais les textures et les intérieurs sont moches, pauvres en modélisation et en réalisme. Quelle idée saugrenue aussi de mettre des posters de concepteurs de jeu, proches et demoiselles dans la moindre ruine. Idem pour les véhicules qui souvent perdent leur textures la nuit tandis le réalisme préfèrera que l’on conduise en vue intérieure (ce qui n’est pas possible pour le bateau de combat au pilotage ridicule) et que piloter un avion en vue externe est très déstabilisant. On a l’impression de suive une libellule. (Quoi, vous n’avez jamais suivi de libellule ?)
Et puis en terme de crédibilité : Qu’est ce que c’est que tous ces hispaniques qui parlent en anglais. D’un autre côté il y a la traduction en sous titre dans la langue de pays d’achat parce que les trois quart des dialogues sont inaudibles. Une expression dit il faut tendre l’oreille, c’est vraiment cela ici, car face a une personne la stéréo ne passe pas, Pour entendre le dialogue il faut tourner la tête !
Enfin dire qu’il s’agit d’un demi jeu serait mentir lorsque que l’on sait que bien des jeux bien finis durent trois/quatre fois moins longtemps. Car Boiling Point est long, très long…avec le risque évident que l’intérêt s’émousse bien avant la fin du jeu, tant les faiblesses sont chroniques dans tous les domaines et plus que l’impression de passer son temps à le perdre.
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Interet |
Gameplay |
immersion |
plaisir |
IA |
progression |
qualite |
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