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Hard to be a god  (RPG) posté le samedi 30 mai 2009 11:32

Xment : Burut

Genre : RPG

Entre Bard’s Tale et Gothic 2

 

Un jeu de rôle supplémentaire dans la ludothèque... Certes je vais en dire un peu plus, mais il faut constater que ce titre a du mal à s’imposer, non pas qu’il soit fondamentalement mauvais mais parce qu’il réitère des aspects que l’on aurait pensé disparus dans le RPG depuis longtemps. Cela va des bases aux défauts. L’univers médiéval qui par la suite va se teinter de technologie est certes bien rendu, cohérent et même agréable à l’œil malgré ce flou insistant que l’on attribue aux moteurs dit « next-gen » La prise en mains très facile est immédiate. Les personnages se meuvent de manière plutôt réaliste. Notre héros a même l’opportunité de se déplacer à cheval. Il n’est pas question de sorciers pour cette fois, ce qui fait un bien fou dans le milieu du jeu de rôle.

Dommage que le temps qui passe soit géré de manière trop rapide.  L’IA est ridicule, car si des alliés peuvent nous aider à combattre les ennemis, ceux-ci s’entendent à la perfection pour s’acharner sur nous, qu’ils soient hommes ou sangsues. Ils peuvent nous poursuivre longtemps, mais que l’on traverse un village plein d’habitants, les ennemis s’obstineront à ne vouloir tuer que nous. Il s’avère très pénible d’avoir à dépeupler la forêt de tous ces loups dont on ne sait pourquoi ils nous en veulent alors que leur milieu naturel est infesté de brigands. La logique de combat est également fort médiocre avec des ennemis qui n’ont que rarement l’idée de se protéger et nous coursent sans arrêt tandis que les combat en temps réel se font un peu au juger et notre héros a tendance à décocher des flèches et à frapper la où la chance le guide…les combats à cheval comme on peut sans douter sont d’une précision encore plus approximative. N’oublions pas non plus la barre de fatigue du héros (et de sa monture) à surveiller en combat mais qui remonte lorsqu’ils fuient en courant. Heureusement qu’ils courent sans se fatiguer d’ailleurs tant le mode marche est lancinant. Graphiquement c'est fouillé et vivant. Dommage cependant que la liberté de mouvements soit délimité par énormément de choses (caisses, barrières, murs invisibles, escaliers impossibles à monter...)

La musique est agréable, reposante et bucolique lors des phases d’exploration et plus énergique pour signaler l’engagement d’un combat. A l’instar de beaucoup de jeux du même type les niveaux sont farcis d’ennemis qui jalonnent notre parcours et dont les cadavres s’amoncellent sans disparaître. Le jeu est très linéaire et s’apparente plus à un jeu d’aventure avec des niveaux plutôt petits délimités par des frontières (comme dans une dictature) tous les trois cent mètres, ce qui s’explique par les conditions politiques dans le jeu, un pays sous le joug d’un tyran, et par des murs invisibles, ce qui ne s’explique pas ! Notre héros ne peut ainsi pas traverser un gué dans un ruisseau. La vue rappelle celle de Dungeon Siege ou Bard’s Tale. L’ergonomie des touches se règle aisément et la jouabilité ne pose pas de problèmes sauf en ce qui concerne les dialogues qui nécessitent deux touches pour être lus et passés. Les quêtes ne nous donnent guère plus de liberté d’action ; elles se révèlent assez basiques et très linéaires dans leur déroulement bien que s'étoffant en s'imbriquant les unes dans les autres. On a cependant davantage l'impression de jouer à un jeu d'aventure (bis repetita) sous des atours de jeu de rôle. Les stats sont, elles aussi, réduites au minimum, les points d’XP se partageant entre le maniement de trois types d’armes, la santé, l’endurance, la dextérité, la puissance et quelques autres spécificités comme la persuasion. On ne risque pas de se perdre dans le développement de son personnage. Constatation intéressante, le fait de s'entraîner contre des mannequins de bois dans les camps militaires attribue des points d'expérience supplémentaires. La possibilité de devoir se vêtir différemment pour pouvoir mener à bien certaines missions est une bonne idée bien qu’elle subisse, elle aussi, le poids de linéarité générale du jeu qui cependant s’amoindrit agréablement dans la durée par la multiplications des quêtes..

 

 

Interet

Gameplay

immersion

plaisir

IA

progression

qualite

17

17

14

12

9

14

14

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