Xment : Rockstar
Genre : action
Entre Total Overdose et True Crime : Streets of L.A.
Voilà une licence qui a acquis un prestige certain. Le type de jeu qui entretient les passions. L’action se situe dans un passé relativement récent, à l’époque du capitalisme décomplexé, où toute action était défendable tant qu’elle générait des revenus substantiels. Notre héros se frotte donc à la libre entreprise plus ou moins légale. La nouveauté de cet épisode est de pouvoir générer des bénéfices par l’achat de diverses sociétés. Mais attention le propos du jeu n’a pas viré vers la gestion. A part récupérer l’argent de ses entreprises en passant lors d’un enregistrement, le jeu est étiqueté 100% action. Et au final, si ce n’est une meilleure stabilité générale et la disparition de ce pénible motion blur, il y a vraiment peu de choses qui diffère Vice City de son illustre prédécesseur « GTA 3 ». Notons tout de même une ville au level design bien moins inspiré que précédemment et que l’abondance de néons flashy ne fera pas oublier. Au moins on ne se perd pas car, alors qu’il n’y en avait pas dans « GTA3 », la carte s’avère ici facultative d’autant plus que les sur-menus la rendent illisible. Ces sur-menus sont même parfois gênants en mission ; notamment celles qui nous amènent à piloter des bateaux, lorsqu’ils occultent une partie de la vue.
Disposant d ‘un mode scénario au rythme soutenu, accompagné de nombreuses missions annexes, de défis et de collecte de bonus, le jeu augure d’une très bonne durée de vie et la répétitivité ne s’installe qu’avec la combinaison d’une difficulté exagérée et d’une absence de sauvegarde en cours de mission. Cependant le jeu est plus facile que son prédécesseur bien que l’IA n’aie pas évolué et que les flics soient toujours d’une bêtise crasse, sans la moindre crédibilité, indifférents à toutes les infractions sauf celles qui les concernent directement. Par contre, les missions les mettant en scène sont parmis les plus pénibles car les policiers et consorts compensent leur idiotie par le surnombre, et à ces moments la ville leur appartient vu qu’on ne trouve rien d’autre. Dans ces situations complètement débiles, on apprend donc à compenser avec l’absence d’IA, à chercher la faille dans le jeu plutôt que la logique. En fait la véritable immersion du titre tient au pilotage jouissif des véhicules terrestres, aux comportements très typés et différents selon les modèles. A ce jeu les motos ne sont pas en reste et offrent de belles sensations. Le pilotage des avions et hélicoptères s’avère le plus difficile avec parfois des missions dans lesquelles les objectifs sont atteints au juger. Un gamepad s’avère indispensable pour les entamer.
Parmi les défauts, Il est très pénible également de voir les véhicules sélectionnés disparaître sitôt qu’on détourne le regard, qu’on passe la cut-scene d’une mission ou simplement que l’on observe le trafic de part et d ‘autre.
Au niveau du gameplay, pas la peine d’envisager la moindre notion tactique. Le héros possède une panoplie de mouvements si limités qu’il ne peut pas avancer lorsque accroupi, tandis qu’il saute de manière assez grotesque.
La musique est importante dans ce titre en ce sens qu’elle reprend tous les hits anglo-saxons de l’époque plus quelques chansons Latina pour l’exotisme local (Vice city serait nommée Los Angeles ou Miami que cela n’étonnerait personne) le packaging s’avère assez impressionnant (à l’image de la promo sans doute) et ne mentent pas en disant qu’il s’agit d’un bon divertissement à défaut d’un bon jeu, car si certains défauts de son prédécesseur ont été corrigés, « Vice City » rappelle cependant trop un copié-collé, et la bêtise éhontée de la police annihile toute crédibilité d’un univers au potentiel pourtant très immersif !
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Intérêt |
Gameplay |
immersion |
plaisir |
IA |
progression |
qualité |
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