Xment : Arkane
Genre : FPS
Entre Morrowind et Wheel of Time
Dark Messiah est un FPS dans un univers heroic-fantasy qui change donc radicalement notre approche du combat puisque ici corps a corps, armes blanches, tir à l’arc et magie sont la norme. Techniquement le jeu est gourmand mais il tourne tout à fait correctement sur les configurations demandées convenablement optimisées. Ses temps de chargement sont largement inférieurs (20 à 30 sec max.) à un Severance en son temps – référence notoire en ce domaine. Le jeu est beau, mais c’est un poncif de dire cela. D’autres jeux le sont encore depuis longtemps sans occuper 7 gigas sur le disque dur. Notons tout de même certains retours sous Windows lors de quelques chargements lancinants qui peuvent se résoudre en modifiant la configuration graphique dans l’interface du jeu.
L’histoire ne surprendra pas, énième variante de la lutte entre deux visions opposées du monde, prétexte à maints combats, avec cependant une implication du héros dans le choix de sa voie en tant qu’héritier d’un puissant pouvoir nécromancien. Le jeu en lui-même tente de concilier action/aventure et jeu de role. L’ensemble est équitablement dosé mais le mélange manque d’efficacité.
L’action est omniprésente, mais le héros que l’on dirige donne l’impression de ne jamais dessaouler, déambulant de manière complètement erratique à longueur de niveau et se collant au moindre élément du décor qui du coup nous paraît bien étriqué. Ayant - par défaut - l’option « dodelinement de tête » cochée, le comportement latéral de la progression du héros laisse cependant perplexe. Cependant, celui-ci saute bien pour une fois, mais il est dommage qu’il lui soit impossible de se balancer sur une corde, bien que cela n’entrave pas la progression puisque ce n’est pas prévu. En dépit d’une animation de premier ordre, la critique s’avère acerbe concernant l’imprécision totale des combats au corps à corps, alors qu’elle aurait pu être sublime de réalisme et d’intensité. Ce jeu ressemble à un mélange de Tomb Raider et de Morrowind sur ce point. On passe son temps à chercher les ennemis qui nous collent et à mouliner comme un demeuré pour tenter d’asséner un coup quelconque - dit autrement et plus clairement, pitoyable !
Ajouté à cela une barre de raccourcis incommodante, puisqu’en plus d’être pratiquement en surimpression – et donc difficilement visible - les éléments ne font qu’y changer et on passe le reste du temps à chercher l’élément auquel assigner une touche et pratiquement toujours en cours de combat. Quelle plaie ! Après quelques minutes de jeu, le joueur devient aussi saoul que son héros…Quant au bestiaire géant, il étonne par la simplification extrême de son comportement.
Reconnaissons cependant l’idée géniale implémentée dans le peu d’IA de l’ensemble ; les ennemis touchés faiblissent, tentent de fuir, de récupérer, et sont plus vulnérables…mais heureusement pour eux l’imprécision calamiteuse de la jouabilité donne à notre héros toutes les chances de les rater avec un coup puissant préparé depuis de longues secondes, dans le dos et à l’arrêt. Le jeu paraîtrait facile, les ennemis n’étant généralement pas trop résistants, mais le gameplay est tellement calamiteux que le moindre gobelin va nous tourner autour un bon moment. Drôle de jeu tout de même ou un coup de pied s’avère plus efficace qu’un combo au sabre pour se débarrasser d’un adversaire. Je ne manque cependant pas d’apprécier certains détails comme les ennemis glissant sur la glace provoquée par des flèches de gel ayant manqué leur cible.
Le jeu possède un coté aventure intéressant - agrémenté de quelques phases de plates formes - qui permet de découvrir des zones secrètes tandis que l’on mène des quêtes principales ou secondaires sympathiques dans des décors souvent somptueux. J’aurais pour ma part, aimé qu’il soit plus développé.
L’aspect RPG s’avère plus discutable, non dans le principe mais dans son application. On pense avoir un riche éventail de possibilités tactiques, guerrières ou magiques mais c’est de l’esbroufe dans tous les cas puisque le jeu, de par sa durée et sa finalité, ne permet pas un réel développement de l’XP dont l’efficacité réelle est imperceptible. Seul l’octroi d’items spéciaux permet une alternative dans le choix des armes. Mais pas toujours ; l’arc à grappin est sympathique mais nécessaire pour poursuivre la partie. De fait, il ne lui existe pas d’alternative et donc, est fourni d’office…Moi qui pensais devoir chercher flèches spéciales et corde…
Quant aux variantes sur la fin du jeu, elles sont expressément expédiées ; c’est la moindre chose que l’on puisse dire…Bon, mais c’est joli ; c’est ce qui semble faire un jeu de qualité ces temps-ci…
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Interet |
Gameplay |
immersion |
plaisir |
IA |
progression |
qualite |
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5 |
3 |
7 |
6 |
9 |
15 |
12 |



