Ce topo me permet, sur une période qui commence a peu près avec le début des cartes accelatrices, de rappeler aux souvenir des joueurs des jeux auxquels j’ai moi aussi joue, parfois longtemps après leur sortie et qui m’ont confirme leur potentiel en tant que jeux excellents ou très mauvais. D’autres ont pu créer de véritables surprises dans un sens comme dans l’autre…
Voici l’état des lieux – évolutif – de ma ludothèque :
Parmi les jeux immanquables de cette sélection, qui n’aurait pas envie de refaire une partie de monuments tels que le fabuleux « Outcast » qui au-delà d’un moteur graphique contestable et d’une résolution modeste nous a fait passer des heures fabuleuses sur les terres d’Adelpha. Dans un autre genre, celui de l’action brutale, 40 heures ne suffisaient pas à venir a bout du tourmenté « Shadowman » et de ces incessants allers-retours entre mondes des morts et monde des vivants, mêlant magie vaudou et rencontres sanglantes avec les plus significatifs meurtriers de ces cent dernières années. Les jeux d’actions ont permis a certains studios de développement de vraiment montrer leur talent. Ces jeux sont devenus culte mais d’autres titres ont - l’air de rien - trouve leur place dans ce palmarès des citations… « Second Sight » par exemple qui ne souffre d’aucun gros défaut, qui se finit relativement vite, qui n’a pas le meilleur gameplay, mais
La gestion nous a donne aussi son chef d’œuvre décalé avec « Dungeon Keeper 2 » faisant de nous un maître de donjon foncièrement mauvais, plutôt doué pour latter du gentil héros de tout acabit. Dans la même ligne « Ghost Master » a crée une vraie bonne surprise. Autre référence mais du coté du RTS cette fois avec le magistral Warcraft 3 qui est le jeu à posséder pour ceux que le style horripile, mais pour les autres aussi. Les jeux de rôle restent fidèles a leur réputation mais deux outsiders ont particulièrement retenu mon attention, « Soulbringer » avec son fort coté aventure et sa fabuleuse gestion des techniques de combat et « Throne of Darkness » dans un style plus classique, diablo-like au japon du temps des samouraïs, en plus lisible… Dans un style différent « Grandia 2 » et son univers manga retient l’attention, de plus la gestion des combats est ici également excellente bien que non temps réel. « Gothic 2 » pour sa part a confirme le potentiel d’une série qui mérite sa reconnaissance tardive, misant sur la simplicité et la liberté d’action. Ici aussi l’aventure est grandement de la partie. Si « Heretic 2 » et « Drakan : Order of the Flame » sont devenus des classiques de l’action/aventure heroic-fantasy, « Rune » et sa sanglante épopée viking auront su faire parler d’eux également…Médiéval et jovial « Hype : The Time Quest » est un vrai jeu prenant, en dépit du fait qu’il nous faille jouer avec des Playmobil tm Ce que n’est pas sans nous rappeler le fantasque « Lego Star Wars 2 » comme émule.
A la frontière des jeux de plateformes et d’action, quelques surprises de taille se distinguent. Hormis le délirant et difficile « MDK 2 » il convient de noter la prestation de « Kao the Kangaroo » dans sa première mouture particulièrement inspirée et doté d’une camera agréablement domestiquee, a l’instar d’un autre jeu ou l’action prend l’avantage sur la plate-forme, le surprenant « Fur Fighters » qui combine même la coopération comme le feront d’ailleurs les héros de « Project Eden » dans ce fabuleux jeu d’aventure et d’action plombé hélas par des bugs difficilement tolérables. Bugs similaires également pour « The Devil Inside » dont la finition un peu légère n’entame pas l’immersion dans ce jeu qui mélange chasse au zombie et show télévise avec une dextérité et une ambiance sans pareille. Dans le domaine de la coopération et de l’infiltration. « Splinter Cell « a su trouver sa place bien que le premier opus soit en dépit de sa linéarité, le plus intéressant. La plus étonnante surprise du genre vient de « Freedom : 1st Resistance » un jeu qui nous permet d’incarner tour a tour les divers membres d’une équipe en lutte contre l’envahisseur dans une histoire très prenante. Autre type de coopération en un univers chamarre et organique avec les quatre génotypes de « Evolva » dont la mutation permanente permet d’avancer dans la continuation du jeu. De nombreux jeux militaires ont fait une jolie place à la coopération. L’instigateur du genre est peut-être « Hidden and Dangerous » un jeu captivant mais sujet à de nombreux caprices techniques. Dans le même ordre d’idée mais pas vraiment la même ambiance retenons « Hogs of War » jeu décale qui met en scène et avec humour la rivalité entre diverses nations cochonnes dans un wargame au tour par tour simple mais pas mal fait du tout sauf question sauvegardes. Autre bizarrerie avec « The Sting ! » qui dans un style très cartoon nous fait élaborer les plans d’un voleur qui veut avoir main mise sur toute une ville. Puisque nous parlons de pègre, restons-y avec « Mafia » une référence dans le jeu d’action, avec en prime un univers réaliste, cohérent, immersif comme on en trouve peu. « Driver » qui lui est antérieur, pourrait passer pour une déclinaison…Un très bon jeu, mais notre héros ne quitte jamais sa voiture. Les jeux d’action sans personnages restent rarement dans les annales car le joueur ne peut s’identifier aux machines. Cependant quelques rares exemples laissent un souvenir par le plaisir particulier qu’ils ont procure lors d’une partie. C’est le cas de « Wild Metal Country » il n’est question ici que de chars d’assaut futuristes, mais avec une approche de balistique et un jeu de tactique d’attaque très intéressants qui semblent donner une vie pensante à ces engins…
Les FPS – genre très distractif mais très répétitif – a donne beaucoup de bons jeux sans que cela leur permettent de devenir des immanquables. Aux cotes d’un certain « Unreal » premier du nom au moteur graphique puissant mais capricieux et gourmand, mais qui offrait un cote aventure non-negligeable au joueur, nous pouvons citer tous styles confondus « Aliens vs Predator » dont la première mouture est toujours aussi difficile, violente, stressante…et « Call of Duty » si agréablement scripte dans sa linéarité qui l’on a l’impression d’être responsable de tout ce qui se passe a notre insu. Autre bonne surprise avec Riddick qui – si l’on omet ses problèmes de compatibilité et sa fin bâclée – est un jeu très agréable.
Nous parlions de machines. S’il existe un genre ou elles sont bien présentes pour notre plus grand plaisir, c’est bien celui des jeux de courses. Simulation, arcade, rallyes, courses sur pistes…Il y en a pour tous les goûts. Certains titres ont ainsi pu devenir l’archétype dans chaque catégorie. « Grand Prix 3 » et son challenger « Monaco Racing simulation 2 » sont en quelque sorte des immanquables de la simulation de F1. A leur cote, le surprenant « René Arnoux Karting » frôle l’excellence dans son domaine précis. Les rallyes ont leur « Colin mcRae Rallye » dont la version 2 m’a semble la plus agréable de toutes. Dans le même esprit « Rallye Championship Extreme » dispose de sérieux arguments. « Master Rallye » est une bonne alternative pour qui veut des véhicules différents, des tracés plus ouverts et une ambiance arcade plus affirmée. Ici le chronomètre est remplace par des concurrents par groupe de quatre. Un cas à part avec le difficile « Screamer 4x4 » dont le réalisme forcené oblige à jouer autant avec le chronomètre qu’avec sa dextérité au volant pour des épreuves de trial en 4x4 peu évidentes. Un must sans équivalent ! Beaucoup plus facile « 1nsane » est un jeu fou fou entre la course tout-terrain ouverte et l’arène car bien que jouable en solo, le titre se destine clairement à des empoignades motorisées à plusieurs. Le monde du Grand tourisme semble avoir oublie combien « Sports Car GT » est un jeu réussi dans son parti pris réaliste. Les motos ont aussi leurs référence avec le réaliste « Superbike » et l’esthétique « Moto GP 2 » A la frontière entre simulation et arcade, notons l’excellente prestation du peu connu « Speed Challenge » et ces nombreux challenges - justement - à bord de fort jolies F1 fermées aussi dynamiques à piloter en vue cockpit qu’en vue extérieure. Du coté de l’arcade justement, ce serait sacrilège de ne pas évoquer le trépidant et psychédélique « Speed Busters » avec ses modèles très typés, déformables et améliorables et ses circuits qui ne manquent pas d’animation. Autre exemple d’excellence « ReVolt » un titre de courses de voitures radiocommandées très soigné et varié. Pour en finir avec les addictions, concluons avec le très spécial « Trackmania Nations » très répétitif mais qui pousse sans cesse à améliorer ces scores sur des circuits plus qu’improbables.
…Mais que serait le meilleur sans le pire. Dans cette catégorie, le jeu vidéo a façonne bien des perles. Heureusement que je ne les ai pas toutes et celles que je garde ont peut-être un certain charme qui me fait ne pas les oublier suite a leur médiocrité, bien qu’un grand nombre frôle l’indécence vidéo ludique (doux euphémisme).
Les jeux de courses sont de grands spécialistes en la matière. Il ne sera pas nécessaire de s’attarder sur « Paris-Marseilles Racing » dont je ne comprends pas même le concept, « Dnevnoi Dozor Racing » qui nous enseigne qu’une balle de ping-pong - même ressemblant à une automobile - ne se pilote pas « Supercar Street Challenge » qui tend a prouver qu’en matière de haut de gamme les différences sont si ténues que quel que soit la voiture pilotée, quand on en connaît une, pas la peine d’essayer les autres, « Sega GT » seule alternative PC valable à « Gran Turismo » mais qui pâtit d’un portage bâclé et d’une dynamique de conduite indigente. Plus encore dans l’arcade, rayon ‘grand n’importe quoi’, mentionnons « Nelson Piquet Grand Prix evolution » comme archétype du jeu inutile. Beaucoup mieux, mais disposant d’une gestion des accidents désastreuses « Gaz do Otkada 2» possède pourtant l’intérêt de circuits industriels tourmentés, de véhicules hovercraft très typés, d’une belle finition et de vitesses ahurissantes. Autre chef-d’œuvre dans le genre « Safari Biatlonas » spécialiste de la course en mode armé version crachat de noyau de prune mais avec des challengers sympathiques qui nous attendent si on arrête d’avancer. Et puis comment taire une réelle déception après une première impression prometteuse avec « Downtown Run » dont les courses révèlent un bon potentiel arcade mis à mal par une IA tricheuse et une finition bâclée
Les jeux d’action ne sont pas en reste. Commençons par les têtes de série. Si « Tomb Raider chronicles » n’est qu’un fond de tiroir à exploiter à l’époque dans l’attente d’un nouveau moteur de jeu « Tomb Raider Legend » s’est avéré tout aussi déplorable. Les beaux graphismes ne sauvent pas un jeu d’aventure du marasme d’une jouabilité et d’une liberté d’action massacrées. Même sanction pour le pourtant très prometteur « Les 4 Fantastiques » varié, long, joli, mais avec une caméra folle qui gâche tout le plaisir en massacrant la jouabilité. « Prince of Persia : Warrior Within » est un autre exemple du jeu inutile qui n’est la que pour rentabiliser un concept. Ceux qui s’attendaient à un jeu d’action et d’aventure n’ont pu que constater l’étendue des dégâts. Pour faire simple, les développeurs ont repris le précèdent opus, l’ont colorise en sombre, ont rajouté des phases de plate-forme grand-guignolesque et fait une belle campagne de promotion. Au final, ce jeu n’est qu’un jeu de plates-formes aussi difficile que débile, très loin du fun que procure son prédécesseur qui en plus a de l’humour. « Spiderman » il y en a des dizaines, celui-ci demande cependant d’avoir certainement huit doigts à chaque main pour pouvoir jouer dans de bonnes conditions.
Dans un autre genre, le beat’em all, les mêmes conceptions apportent une punition similaire. Ainsi « Eragon » et « Le Seigneur des anneaux : le retour du roi » sont certes fort jolis mais d’une jouabilité et d’une linéarité repoussantes tandis que leur intérêt avoisine tout simplement le zéro ! Bien plus basique encore « Time Warriors » semble être un exercice de fins d’étude pour développeurs juniors, une curiosité catastrophique commercialement parlant. Un peu comme le cependant plus ambitieux « Voscrechenie » jeu d’action/aventure dans un mode médiéval qui associe difficulté certaine à absence de sauvegarde à une maniabilité atroce. « Ar’kritz » - jeu d’action en 2D - nécessite une accoutumance certaine à sa prise en mains tandis que le système de sauvegarde est tout simplement incompréhensible. Le jeu devient alors vite irritant. « La Grande Evasion » est un peu le jeu qu’on n’attendait pas dans les profondeurs des scores. Il n’est pas mauvais, ni d’une jouabilité catastrophique, mais une trop grande linéarité et prévisibilité ont annihilé grandement son potentiel ludique. Une héroïne sympathique qui a souffert est Rayne de « BloodRayne » qui en dépit de ses qualités et de son univers original supporte une jouabilité trop médiocre et une foison de bugs de progression rédhibitoires. Pire encore est « Nocture » avec son système de niveaux par tableau, son gameplay au-dessous de tout ou presque et le fait que l’on ne voit rien de ce qui se passe tant le jeu est sombre par défaut. Ajouté a cela des sauvegardes d’une lourdeur inimaginable. Les développeurs ont sabordé leur jeu au scénario pourtant riche par une jouabilité à la « Resident Evil »… en cent fois pire
Les RPG ont aussi leur lot de ratés tant il semble difficile de se renouveler dans le genre. Les faiblesses viennent ici de l’accumulation de poncifs, de récurrence de difficulté artificielle dans le gameplay et de bugs inadmissibles. Le grand gagnant de la série est sans conteste « Icewind Dale » qui cumule tout cela et n’offre que desinteret au joueur potentiel. A cote de lui « Might and Magic 9 » fait bonne figure avec ses graphismes hideux, son interface alambiquée, sa difficulté très mal dosée et son gameplay assez repoussant. N’oublions le pourtant ambitieux « Lionheart » qui se couvre de ridicule en nous imposant sur des dizaines d’heures une gestion des compétences de personnages laborieuse et une progression lamentable. Ainsi personne ne s’étonnera de savoir un simple soldat anglais plus difficile à vaincre qu’un hideux démon simplement parce que le puissance des ennemis augmente en même temps que les capacités du personnage. Impossible d’omettre le calamiteux « Notchnoi Dozor » (encore) poussif à tous niveaux et qui démontre qu’a un moment dans un jeu au tour par tour le joueur doit passer son tour, non pas une, mais cinq, dix…vingt fois ! Moins immonde mais très décevant « Neverwinter nights » nous accable de lancers de sorts successifs tout autant que de jetés de bugs exhaustifs
A la frontière entre le jeu de rôle et le FPS il y a « Sabotaj » simpliste dans le domaine RPG et avec beaucoup d’aller-retours pour des missions de routine mais indescriptible en termes de shoot ; les ennemis anticipant avec dextérité la trajectoire des balles.
Les FPS purs ont l’avantage de beaucoup se ressembler ; ce qui les empêche d’être trop foncièrement mauvais les uns par rapport aux autres. Tout de même, il en est quelques-uns qui font cet effort. En tête de liste notons un éminent membre de la famille des Might and Magic « Legends of Might and Magic » qui se veut multi joueurs avant tout mais qui ne fait guère d’effort pour séduire son public potentiel. D’accord l’action se situe dans un univers d’heroic-fantasy, mais que c’est laid, cru, mal fini et dote de missions simplistes. Qui y joue encore ?
Autre grand moment d’horreur vidéo-ludique avec « Peter Jackson’s King-Kong » et son approche cinématographique du jeu. Une jungle de couloirs, une caméra virevoltante et une souris aux touches épileptiques.
Continuons dans les facéties avec « Secret Service » Boutons les terroristes hors de nos niveaux cubiques et texturés au rouleau. L’IA est un désastre du niveau de la finition, c’est peut-être là que réside le charme au final. « Revolution » aurait pu mieux s’en tirer sans ses énormes problèmes de cohérence entre les niveaux. Combien de temps n’erre-t’on pas dans des niveaux faits et refaits dix/vingt fois s’en pouvoir en sortir. Proche du Shoot’em up motorisé « Shadow Master » ne profite pas de sa simplicité pour nous faire passer un bon moment, la précision de jeu est trop erratique et la mobilité trop limitée. « Sinistar Unleashed » est certes toujours très beau mais difficile à maîtriser et possède une interface à la limite du compréhensible tandis que son intérêt est vraiment très basique…
Quelles oeuvres viendront compléter le panorama ? Il y a encore de la matière n’en doutons pas !