Xment : Wizard box
Genre : aventure
Entre Escape from Monkey island et Runaway 2 : dream of the turtle
Ce jeu nous fait vivre les aventures d’une jeune et jolie naufragée sur une île coupée du temps et des relations avec le monde environnant et sur laquelle les habitants vivent en autarcie. A noter que l’héroïne est blonde (comme le dit le titre) cela servant prétendument son caractère futile et l’île vit le joyeux age de la piraterie puisque victime d’une malédiction. Le jeu n’est donc pas avare de poncifs. Ce qui étonne, c’est qu’avec la technique employée le jeu puisse avoir des défauts d’affichage de textures avec certaines cartes graphiques aux performances pourtant adaptées. Décors fixes et petits, animations plus que sommaires…j’avoue que cela laisse sceptique quand la puissance demandée pour faire démarrer l’objet. La jouabilité ne pose guère de problèmes et s’avère très plaisante avec même une touche spéciale permettant de localiser à l’écran tous les objets interactifs d’une scène. Par contre manque un journal de « quêtes » parce que le joueur se retrouve souvent à errer dans les niveaux sans beaucoup d’indications. Les dialogues sont plutôt convaincants et joués avec justesse, bien que la voix de l’héroïne soit parfois quelque peu crispante. Sunny Blonde (tant qu’à faire dans la caricature…) se voit également entichée d’un petit compagnon à fourrure, un coati qu’elle appelle Max mais qui – bien que cachant un secret - n’a guère plus d’utilité que le chien de Lula dans « Lula 3D » son intervention se résumant à quelques passages bien précis et scriptés. Ce pauvre coati est par ailleurs affublé d’une démarche grotesque mais l’ensemble des personnages se meut d’une façon assez rigide. Mais ne soyons pas trop sévère avec « So Blonde » qui est globalement un jeu agréable, et comme Sunny, bien que banalement horripilante, se montre cependant sympathique et fait même preuve d’esprit, et que le jeu est plein de références amusantes au cinéma, à la musique…on passe des heures plaisantes en sa compagnie. De plus les énigmes ne sont pas trop tordues et les mini-jeux rigolos ! Le rythme de jeu est tranquille et on éprouve un réel plaisir à ne pas s’énerver lors d’une partie…enfin durant les 6/7 premières heures parce qu’ensuite la lassitude s’installe. Mais les remarques suivantes valent pour la majorité des titres « point’and’click » : chargements toutes les vingt secondes, rigidité et linéarité extrêmes du gameplay, cohérence douteuse des énigmes (une seule possibilité définie par le script parmi des dizaines d’opportunités plausibles à proximité), allers-retours incessants entre des niveaux ridiculement petits, avec pour « So Blonde » des re-loadings parfois bien longs… et des personnages qui ne sont jamais là lorsque l’on a besoin d’eux. La trentaine d’heures de jeu nécessaire pour aller au bout se révèle parfois très soporifique, ou énervante. L’exemple de la corde à chercher pour un puits alors qu’il y en a partout sur l’île mais que la seule corde interactive se trouve près de nous mais n’est pas visible dans les items du niveau parce qu’il faut entrer dans un bâtiment pour en ressortir par la tour ou encore la porte des Mayubas et son énigme dont on ne sait dans direction placer les symboles, font partie de ces agacements qui sabordent l’immersion. Au-delà d’une phrase de conclusion quelque peu grotesque. Un jeu qui séduira plutôt les amateurs du genre.
|
Interet |
Gameplay |
immersion |
plaisir |
IA |
progression |
qualite |
|
11 |
16 |
12 |
7 |
5 |
14 |
13 |

