Xment : Nu
generation
genre : action
entre Darkened Skye et
BloodRayne
Une héroïne sexy, un level design confus, un univers vide
et soporifique, une animation réduite à l’essentiel, une
histoire abracadabrante, une réalisation obsolète et
bancale…Tiens, encore une production russe désargentée qui
tente sa chance à l’ouest, pourrait-on se dire des les
premières minutes de jeu de Eva Cash tant les similitudes sont
frappantes. Non, pourtant il semble que le jeu
soit « occidental » un travail d’étude pour
élèves d’une école de jeu vidéo peut-être…Bref, rien
de bien engageant dés le départ, et qui va se confirmer ensuite sur
de nombreux points.
L’histoire est confuse, une machination militaire
américaine en reconquête de suprématie, tente de créer des soldats
à partir d’insectes génétiquement modifiés qui évidemment ont
échappé au contrôle leurs créateurs. La dessus se greffe
l’histoire de cette petite demoiselle dont le père
participant au projet avait modifie le génome lorsqu’elle
était petite parce qu’elle avait une maladie
incurable…d’où l’existence de pouvoirs spéciaux.
Cependant sa présence dans l’histoire reste énigmatique
d’autant plus qu’elle se présente comme une victime
d’un enlèvement avec ses amis pour une raison mystérieuse
même après avoir fini le jeu…
J’ai peut-être rate un passage
Eva - enfin DIRT comme elle préfère - dispose donc de
certains pouvoirs comme la pyrotechnies, la lévitation
d’objets, et également le pouvoir mental sur la trajectoire
des balles, pouvoir absolument crétin qu’on utilisera
qu’une seule fois par obligation tant il est injouable, le
bouclier s’avère plus efficace mais nous empêche
d’avancer comme d’observer autour de nous. Le disque
coupant est beaucoup plus utilisable en dépit de ses figures de
style imposées qui n’empêchent pas les ennemis non encore
sectionnés de la terminer si elle n’y prend garde. DIRT
tentera également de sauver civils qui apporteront des points que
l’on à échanger contre des armes et des munition dans un
magasin d’armement bizarrement tenues par de pulpeuses jeunes
femmes également. Cela étant, on ne sait pas vraiment quand on
sauve ces civils. Souvent l’interaction ne se fait pas et on
peut en sauver en se tenant à ne rien faire à cent mètres des
événements.
A
d’autres moments DIRT aura besoin de l’intervention
d’un autre personnage. Attention a bien accompagner les
celui-ci car un possible bug et le pathfinding déplorable feront
bien souvent bloquer le niveau.
Les niveaux ne sont sauvegardés qu’à la fin. Bien
que l’on ne comprenne pas trop ou on va et ce qu’on
fait, le design, très linéaire, des niveaux nous oblige simplement
à suivre ses couloirs de base, rues quadrillées. Chemins et
passerelles…avec quelques variantes comme la base 51 ou la
ville abandonnée, mais comme on ne peut rien visiter et que nos
objectifs sont des plus simples on n’y trouvera rien de bien
enthousiasmant !
Le
gameplay est limité et basique, DIRT peut s’accroupir,
sauter, esquiver mais à l’économie, tandis que
l’incertitude des ajustements nous font user de certaines
aptitudes avec la plus grande circonspection. Et puis elle a une de
façon de tenir ses armes légères à bout de bras que ne renierait
pas ROBOCOP que le jeu rappelle un peu d’ailleurs
techniquement, mais parfois on dirait aussi du Lula 3D –
comme quoi les ressemblances sont variées. La caméra a au moins le
mérite de bien suivre le personnage. Voilà un point positif qui
devrait inspirer des jeux autrement plus ambitieux mais nourris du
complexe cinématographique.
Les ennemis sont globalement des cibles faciles. Seul
leur nombre peut gêner la progression de DIRT, Ils sont souvent peu
réactifs ou très prévisibles, attendant gentiment la balle fatale.
Les boss pour leur part, sont au choix ridicules, sans challenge,
buggés, le plus souvent les trois, et surtout placés là seulement
pour mettre des boss!
Le
snipe est réaliste par contre. Dommage seulement qu’il
s’avère souvent inutile, parce qu’en dépit du point
blanc qui nous sert de cible on peut shooter sans sniper à 200
mètres au uzi n’importe quel ennemi. Notre plus grande
probabilité de mortalité vient des engins lancés par les soldats,
dont on suppose qu’il s’agit de grenades mais que
l’on distingue toujours trop tard a leur ridicule panache de
fumée après qu’elle aient explosé dans nos jambes dans un
silence absolu. Pour résumer, le ressenti nécessaire à un début
d’immersion brille par son absence !
Les défauts et les approximations de ce jeu peuvent être
répertoriés comme les impacts de balles constellant son ciel.
Certaines actions semblent simplement avoir été oubliées et on peut
terminer le niveau sans les effectuer. De même les interactions
sont optionnelles. On suppose que lorsqu’un civil dit a DIRT
qu’il lui donne quelque chose il doit s’agir de points
puisque rien ne se passe entre eux à l’écran. Autre exemple -
Boo, le sac à dos en forme d’ours censé lui donner des
conseils s’entiche d’un point d’exclamation
qu’aucune touche de mon clavier n’a réussi à
activer…Ne médisons pas cependant sur tout - les cut-scenes
en BD sont de bon aloi. D’autres jeux et non des moindres
(Max Payne, XIII…) ont commis la même chose et Eva Cash ne
démérite pas. Ces planches complètent les cinématiques lorsque DIRT
veut exprimer ses sentiments plus profonds. Finalement elle
n’est pas aussi insipide qu’on pourrait le penser, mais
elle est trop desservie par l’environnement général
d’un jeu qui parait incomplet tant sa réalisation est
bancale. La possibilité de choisir son style de jeu (plus ou moins
furtif) nous est donnée au départ mais cela ne va pas changer
grand-chose au fait que foncer dans le tas est moins souvent moins
risqué que de composer avec le style d’attaques
possibles.
Comment ne pas évoquer le (manque de) son. Le doublage
français est tout a fait acceptable malgré la voix pas assez girlie
de l’héroïne à mon goût mais l’interprète
s’applique. Les musiques ne sont pas exécrables comme on a pu
le lire ailleurs. Le problème c’est qu’elles deviennent
omniprésentes tant le bande sonore fait défaut. Les trois quarts
des sons d’ambiance sont soit inaudibles soit oubliés. A part
le vent et les bruits de quelques armes, c’est pratiquement
un désert sonore. Visuellement, c’est une forme de misère,. A
défaut de moteur graphique riche en polygones, ils auraient pu nous
mettre des textures et des éclairages un peu plus crédibles. Au
final une impression de gâchis de cette entreprise mais qui
énervera surtout ceux qui l’auront payé au prix fort. Les
autres prendront ce jeu d’action comme un gadget inutile qui
les aura occupé une dizaine d’heures devant leur
machine.
Entre les 4
Fantastiques et Climbergirl (Vera
Jones)
|
Interet
|
Gameplay
|
immersion
|
plaisir
|
IA
|
progression
|
qualite
|
|
1
|
7
|
3
|
3
|
1
|
19
|
4
|