Xment : Io-Interactive
Genre : action/infiltration
Entre Splinter Cell et max Payne
Voilà bien un jeu au sous-titre présomptueux. Le sympathique Codename 47 peut être suivi à la trace par le nombre de cadavres qu’il laisse derrière lui. L’infiltration tant encensée n’est qu’un artefact marketing qui fait bien rire lorsque l’on joue. Il ne s’agit que d’un jeu d’action ou l’on aligne majoritairement les vilains slaves et arabes à coup de pistolet SD ou d’Ak 47. Le jeu déploie un concentré de situations rocambolesques. Une histoire digne de James Bond - donc d’un niveau déplorable ou notre héros doit sauver un prêtre chrétien qui l’avait caché a ses ennemis en Sicile et qui a été enlevé je ne sais plus par qui, cela pour arriver a déjouer un complot de vente d’armes nucléaires américaines il me semble par des russes d’origine ukrainienne à des indiens qui se les seraient fait voler par des afghans ou des irakiens Bref archétypal et caricatural de bout en bout. On arrive même a ce type de situation comique ou 47 trouve un fusil a lunette sans munition dans un casier dans le métro de Peterbyrg puis va chercher les munitions de l’arme quelques centaines de mètres plus loin près de poubelles et à la vue de tous les malfrats qui patrouillent à proximité, pour s’apercevoir que cela ne sert à rien puisque que le fusil ne tire pas parce que ce n’est pas dans le script et qu’il faut prendre celui d’un sniper muni d’une seule balle à sa seule destination. La ville est à ce moment désertée de toute milice officielle, plus peuplée de gangsters que de quidams civils qui d’ailleurs ne s’offusquent pas de ces échanges de coups de feu à proximité excepté s’ils sentent la présence de 47 à proximité qui - très discret - se ballade en centre ville le fusil de sniper ou mitrailleur tout monté, dans la main. D’ailleurs en sélectionnant ses armes savant la mission il se retrouve cependant avec l’unique corde à piano pour agir, corde qui ne sert rien d’ailleurs durant tout le jeu tant les ennemis ont la bougeotte. Le faire ramper aurait –peut-être - apporté un plus, mais 47 ne veut pas salir son costume. Heureusement il a en général le choix des armes ce qui est utile et peut en trouver sur place très rapidement vu la dextérité qu’il a à répandre le sang. De toute manière les passants comme les ennemis ont une nette prépondérance à le débusquer avant même qu’il soit a proximité. Par exemple habillé en pompier après avoir déclanché de la fumée dans une tour en Malaisie, courant comme tous les pompiers dans la panique générale, les gardes locaux et même le livreur de pizza ont déduit au premier coup d’œil et malgré la casque et le masque que ceci n’était pas un pompier ordinaire mais 47 déguisé en pompier. Bien sur qu’il a un style qui laisse perplexe mais rien ne l’empêchait d’avoir une trousse de maquillage dans ses bagages…le jeu donne une impression de mauvaise finition, d’idées intéressantes pas abouties. Graphiquement, ce n’est pas extraordinaire (même à l'époque de sa sortie) tandis que la musique symphonique un brin emphatique n’est parfois pas de circonstance. L’ambiance se ressent de ces détails. Il y a peu de vie dans les cités et trop de clones. L’immersion est vraiment compromise par une IA déficiente compensée par une accumulation d’ennemis à la bêtise bien implémentée. Donc toute action tactique est illusoire. Tuer quelqu’un discrètement est presque à coup sur le meilleur de se faire repérer par toute une clique de comparses. Si le script n’annule pas la mission pour raisons de dommages collatéraux trop important il vaut mieux tirer dans le tas… Des jeux comme « Splinter cell » ou « Cold war » sont bien plus convainquant à ce niveau. Trop d’incohérence pour accrocher, le joueur se contente juste d’enchaîner les mission sans trop subir d dégât. Les 6 (parfois 7) sauvegardes octroyées par mission suffisent sans trop de problème à les terminer de cette manière. Vouloir jouer tactique est louable mais trop souvent hélas illusoire. Le gameplay est entaché dès qu’il s’agit de tourner par un maniement de la souris aussi minable que dans le réputé (pour cela) « Kreed ». Un jeu qui toutefois en vaut bien d’autres mais s’avère un peu être le jeu des promesses non-tenues…
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Interet |
Gameplay |
immersion |
plaisir |
IA |
progression |
qualite |
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12 |
10 |
3 |
4 |
6 |
18 |
10 |



